deux personnes avec un chien

Interdiction des animaux en vitrine : les nouvelles règles juridiques

La fin du modèle classique des commerces animaliers

Le législateur a profondément modifié les règles encadrant les animaux de compagnie pour lutter contre les abandons et les achats coup de tête. Désormais, la vente de chiens et de chats en animalerie est formellement prohibée dans les établissements physiques traditionnels. Cette disposition issue de la loi n° 2021-1539 transforme le modèle commercial des enseignes spécialisées en instaurant un principe clair de protection animale, tout en fixant deux dérogations strictement encadrées par le Code rural et de la pêche maritime.

Les deux dérogations admises par le Code rural

La législation réserve des passerelles précises pour permettre l’accueil ou la transaction des animaux :

  • Le partenariat avec des associations : Les refuges et fondations de protection animale peuvent présenter des animaux abandonnés au sein des magasins, sous la responsabilité directe de leurs bénévoles.
  • Le commerce en ligne encadré : L’animalerie peut vendre via une plateforme numérique dédiée comportant la mention « annonce vérifiée » et le détail des origines généalogiques (LOF, LOOF).
  • L’accord dématérialisé obligatoire : Le consentement contractuel sur l’animal et son prix doit impérativement intervenir en amont sur internet avant toute remise physique en magasin.

La protection contre l’achat impulsif dans les locaux

L’aménagement intérieur des boutiques obéit à des normes strictes de discrétion. Les chiots ou chatons ne doivent sous aucun prétexte être visibles depuis la voie publique, empêchant ainsi tout comportement impulsif des passants. De plus, les animaux proposés à la vente en ligne doivent être sevrés et âgés d’au moins huit semaines. Tout manquement à ces règles de présentation expose les commerçants à des sanctions administratives et pénales.

Les documents contractuels obligatoires à la cession

La remise de l’animal au sein de l’établissement ou de l’élevage exige un formalisme rigoureux. L’acquéreur, obligatoirement majeur, doit signer une attestation de cession en bonne et due forme et recevoir un certificat vétérinaire complet. Surtout, la présentation préalable d’un certificat d’engagement et de connaissances, signé au moins sept jours avant la conclusion de la vente, reste obligatoire pour valider la conformité de l’opération juridique.

Le
14.09.2026
/
Par
Jessica Grisier